Par un beau matin d’hiver au mois de janvier, dans l’Aveyron, à quelques mètres du gîte où j’étais descendu, il était à peine huit heure, l’air était vif, j’étais en train de filmer des fânes, graines de hêtres disséminées sur un chemin, pour un livre sur la forêt, lorsque soudain j’entendis un petit cri que je pris pour celui d’un bébé ce que je trouvais bizarre à une telle heure, puis un autre.

Si prêt que, comme un automatisme, je me tournais vers le lieu d’où il provenait, ma caméra continuant elle aussi à filmer, et là, je me trouve presque nez à nez avec un petit chevreuil, puis aussitôt un second, me regardant, tout en faisant semblant de broutter quelques brins d’herbe.

26 secondes de pur bonheur, qui se produisent généralement après des heures et des heures d’attentes interminables, que je saisissais sans vouloir perdre une miette.

Subitement l’un semble dire à l’autre  » ce n’est pas prudent de rester, allons-nous en ».

Et ils disparaissent comme ils étaient venus.